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"Un enfant qui imite est un enfant qui apprend".

Image by ranker.com

Cette phrase, entendue pour la première fois en formation avec Laurence Kunz, a été pour moi une révélation. Mais oui, on apprend en imitant !  Elle fonctionne pour tellement d'apprentissages quotidiens. La marche, les jeux symboliques, les sourires, la marche, les mimiques, et le langage bien sûr ! :) Et même pour l'addiction aux téléphones... bah oui, à force de nous voir devant un écran, hein... oups...

 

L'apprentissage du langage

Un processus naturel et actif

Dans cet article reprenant des références sur le développement du langage, je rappelais que le développement du langage oral est bien loin d'un apprentissage pédagogique, mais c'est un processus NATUREL et actif qui dépend des capacités innées neurocognitives de l'enfant et de sa rencontre avec son environnement humain. En bref, le petit humain est équipé pour se mettre à parler, mais il ne peut le faire que grâce aux interactions avec d'autres humains.

 

En effet, déjà avant la naissance, le bébé et la maman communiquent grâce au toucher, aux bruits, aux odeurs, aux goûts aussi. Et puis, dès la naissance, le bébé a une préférence pour les visages humains, et très vite l'attention conjointe se développe. Pour Marie-Thérèse Le Normand (1), l'attention conjointe est la « capacité de l’enfant à partager un événement avec autrui, à attirer et maintenir son attention vers un objet ou une personne dans le but d’obtenir une conversation commune et conjointe. » Dès 2 mois, le bébé montre un engagement vers les personnes, et vers 3-4 mois on note un engagement vers les objets et une attention conjointe passive sur sollicitation. Entre 4 et 9 mois, les gestes apparaissent, et entre 9 et 12 mois, c'est le pointage qui apparaît, ce pointage si important pour étiqueter et donner à l'entourage l'occasion de commenter "ohhh c'est le biberon que tu veux?".

 

Et vers 6-7 mois, le bébé franchit une nouvelle étape importante et universelle dans le développement des enfants : le babillage. Pour la première fois, le bébé est capable de prononcer des séquences de syllabes. 

 

Diane Daviault (2) nous parle des fonctions du babillage :

  • le babillage est un signe de l'intérêt que l'enfant porte au langage et au langage social. En effet, quand un enfant produit la suite de sons "papapapa", l'adulte est trèèès content, cela le fait sourire ("ohhh, Bébé parle!!"), il va imiter l'enfant, ce qui va le valoriser et lui donner envie de recommencer.
  • il sert aussi à exercer les organes phonateurs de l'enfant
  • il est une transition entre les cris et le langage et peut se poursuivre même après l'apparition du premier mot.

Et puis peu à peu, l'enfant va imiter, répéter spontanément le langage qu'il entend, il va acquérir du vocabulaire, spécifier ses représentations phonologiques. Ensuite, quand il aura une cinquantaine de mots, il va pouvoir associer deux mots et produire ses premières phrases, qui lui permettront aussi de mieux appréhender les frontières entre les mots. 

Le rôle de l'entourage

Les parleurs-experts qui entourent l'enfant (les adultes, mais aussi les enfants plus âgés), mettent en place, spontanément, un langage adapté à l'enfant (LAE), aussi appelé "motherese", ou "parler-nourrice". Vous savez, cette voix plus aiguë, plus mélodieuse, avec une élocution plus lente et des voyelles exagérément allongées, qui nous fait un peu passer, il faut bien le dire, pour des idiots. ;-) Et pourtant, comme le rappelle Le Normand (1), tous les bébés du monde ont une préférence pour le parler-nourrice. Ce LAE a vraiment un impact sur l'apprentissage du langage, car il permet de mettre en exergue certains mots, de réduire notre débit, souvent très rapide, et permet donc à l'enfant d'imiter plus facilement le langage... Alors, abusons de ce LAE ! 

La reformulation

La reformulation, c'est un énoncé qui reprend un ou plusieurs éléments du tour de parole précédent de l’enfant, en exprimant sa signification supposée, en un énoncé grammaticalement bien construit. Cette correction implicite est souvent suivie d’imitation de la part de l'enfant, mais cette imitation n'est PAS obligatoire. C'est-à-dire qu'on va essayer d'obtenir l'imitation, mais on ne va pas dire à l'enfant "répète", car cela impliquerait un apprentissage explicite du langage, et non plus implicite.

 

Ces schémas de Laurence Kunz reprennent très bien ce concept (je remercie au passage grandement Laurence de m'avoir permis d'utiliser ses schémas).

 

Le cycle de l'apprentissage du langage, de Laurence Kunz

Le cercle vicieux de la pathologie, de Laurence Kunz


 

Grâce au langage qui va lui être adressé, l'enfant va pouvoir imiter le langage, et ainsi se mettre à parler spontanément. Laurence Kunz (3) indique que lorsqu'un enfant imite un modèle verbal, c'est le signe qu'il s'approprie ce modèle. Il devient sensible au modèle verbal qu'il entend et il prend le risque de le reproduire.

 

L'imitation en rééducation

Pitchounette, 3 ans 5 mois

 

Pour aborder l'imitation en rééducation, je vais vous parler de Pitchounette, qui a 3 ans 5 mois et est en décembre de PSM quand je la rencontre. La maman a pris seule l'initiative de consulter car Pitchounette parle très peu (que ce soit en français, ou en turc) et elle communique surtout grâce à des gestes. Pitchounette est très peu intelligible, même pour sa famille, elle ne dit pas la totalité des mots et ne fait pas de phrases. D'après la maman elle semble bien comprendre néanmoins. Il y a eu quelques progrès à l'entrée à l'école mais pas d'explosion lexicale.

Il y a des antécédents de troubles massifs du langage dans la famille. 

 

Lors du bilan (pas d'épreuves étalonnées, au vu des difficultés), Pitchounette parle très peu. Je relève néanmoins : 

  • Au niveau pragmatique et communicationnel : une communication non-verbale adaptée (regard, attention conjointe), un élan important à la communication et une imitation motrice tout à fait possible
  • Au niveau phonétique/phonologique : le phonétisme est incomplet et il est difficile d'évaluer la phonologie. L'inintelligibilité est importante (jargon), rendant Pitchounette peu compréhensible, même pour sa famille
  • Au niveau lexical : environ 50 mots sont produits d’après sa maman, montrant un déficit lexical important en français et en turc (NB : le repère habituellement admis est que les enfants de 18 mois produisent environ 50 mots)
  • Au niveau morphosyntaxique et discursif : compréhension conversationnelle dans un contexte nouveau difficile (ne répond pas adéquatement à mes questions, mais peut réaliser un ordre simple) et n'associe pas deux mots

Je conclus donc à des difficultés de langage sur les versants expressif et réceptif, et demande une audiométrie pour écarter une éventuelle déficience auditive. 

 

Objectifs de rééducation

Comment les choisir ?

  

Lorsque le patient a de nombreuses difficultés, comme Pitchounette, Tracy Martinez Perez, Orianne Dor et Christelle Maillart (4) nous proposent de prioriser les objectifs à long terme. Pour cela, les auteures nous offrent plusieurs pistes :

  • débuter par ce qui est le plus sévèrement atteint
  • débuter par ce qui atteint le plus le patient dans sons environnement familial et scolaire
  • cibler une stratégie plutôt que des items spécifiques, dans une perspective de généralisation
  • sélectionner un objectif qui pourra avoir un impact positif sur une autre sphère

Si, au vu de l'ampleur des difficultés, le choix est difficile, les auteures nous rappellent de penser à l'importance fonctionnelle pour le patient et de se demander à quoi sert le langage. Et bien, le langage sert à "renforcer les liens entre les personnes et à répondre à nos besoins". Il peut donc être intéressant de travailler en premier lieu ce qui limite les interactions ou l'expression des besoins du patient.

 

Afin d'opérationnaliser les objectifs à long terme, il faut choisir des objectifs à court terme pour : 

  • apporter des précisions sur le résultat souhaité
  • détailler les stratégies d'intervention envisagées
  • déterminer les variables à manipuler

Et pour cela, il est donc nécessaire d'avoir une bonne connaissance du développement du langage, afin de ne pas sauter d'étapes (et vous voyez enfin pourquoi je vous ai parlé du développement du langage en début d'article, n'est-ce pas?!) ;-) 

 

 

Quels objectifs pour Pitchounette ?

 

Pour Pitchounette, on pourrait tout travailler. Si on a une vision modulaire du langage, on aurait envie de travailler le phonétisme, la phonologie, le lexique, la syntaxe... Ahhh, au secours ! Mais j'ai repensé à l'imitation verbale, un moteur si puissant pour apprendre le langage, et j'ai observé Pitchounette.

 

Au début, Pitchounette imite tout ce que je fais (mais pas ce que je dis...) :  elle essaye de reproduire les signes, quand je signe pour accompagner le langage, mais elle ne parle pas. Très peu de sons sortent de sa bouche.

La maman, qui assiste aux séances, me dit qu'elle parle beaucoup plus à la maison mais qu'elle est incompréhensible et qu'elle ne répète spontanément aucune production verbale. 

 

Aussi, compte tenu de ce que je sais sur : 

  • la plainte de la famille qui est que Pitchounette parle très peu et est inintelligible
  • l'importance de l'imitation pour apprendre le langage et pour "mettre en route la machine du langage", comme dirait Laurence Kunz : il s'agit donc d'une stratégie, et non d'items spécifiques
  • les bonnes performances de Pitchounette en imitation motrice et en attention conjointe

Je décide, avec la maman de Pitchounette, d'avoir comme objectif à long terme principal d'augmenter son nombre de productions verbales, en s'appuyant sur ses bonnes capacités d'imitation verbale.

Cet objectif à long terme sera scindé en deux objectifs à court terme : 

  • Objectif à court terme 1 : Pitchounette imitera spontanément au moins 10 fois un mot de la phrase de l'adulte-expert, au cours d'un jeu.
  • Objectif à court terme 2 : Pitchounette produira spontanément (en-dehors de l'imitation) au moins 5 mots par séance au cours des activités proposées

Les autres objectifs à long terme seront de stabiliser la phonologie et d'amener Pitchounette à associer deux mots.

 

Dans la suite de l'article, nous verrons donc comment traiter l'objectif à court terme 1, en amenant Pitchounette à répéter spontanément. 

 

Comment favoriser l'imitation verbale ?

Quelles stratégies utiliser ?

 

Outre l'article de Laurence Kunz (3), l'article de Marie-Pier Gingras sur le blog "Tout cuit dans le bec", intitulé "Il ne veut pas imiter, on fait quoi?" (5) m'a beaucoup aidée.

En effet, dans ce billet,  Marie-Pier commente un article de De Thorne et al (5) nous proposant des stratégies pour aider un enfant qui n'imite pas. Je vous invite grandement à aller lire l'article.  Voici les stratégies proposées, et mes réflexions en italique  : 

  • Stratégie 1 : donner accès à une communication alternative ou augmentée.

Les signes pour accompagner le langage oral seraient peut-être une bonne idée ? 

  • Stratégie 2 : diminuer la pression de parler

Pas de stress... il va falloir être patiente, et ne pas la surstimuler... 

  • Stratégie 3 : imiter l'enfant. En effet, quand on imite un enfant, il se sent valorisé et pris en compte et devrait donc avoir plus envie de nous imiter en retour.

Il faudra que je sois attentive à ses gestes, ses productions, et que je pense à l'imiter.

  • Stratégie 4 : diminuer le débit et exagérer l'intonation

Bien adapter mon langage, parler doucement, augmenter l'intonation

  • Stratégie 5 : augmenter la rétroaction auditive, visuelle, tactile et proprioceptive.

Est-ce que la DNP serait une bonne piste? 

  • Stratégie 6 : ne pas mettre l'accent sur les mouvements oraux non-verbaux

On évitera donc les sacro-saintes praxies...

 

 

Des idées d'activités...

Du sable kinétique

 

Il permet de renforcer l'imitation motrice, et me permet aussi d'imiter les gestes de Pitchounette (stratégie 3). Je produis également des onomatopées en jouant, avec des "ohhh,", des "ahhhh", des "sproutch", que Pitchounette imite un peu (surtout les voyelles). L'activité plaît tellement à Pitchounette que sa maman lui achète du sable pour la maison.


Un loto des situations sonores

 

L'objectif est de rendre Pitchounette attentive à ce qu'elle entend et de lui proposer du vocabulaire simple (chien, chat, bébé, oiseau, klaxon, sonnette...) sur une modalité visuelle, mais aussi auditive (stratégie 5).

Lors de cette activité, je ralentis beaucoup mon débit (stratégie 4),  je tente de lui propose des phrases en suspens, comme : "oh tu as entendu, c'est leeeeee...", mais Pitchounette  s'en saisit peu. Je lui donne donc le mot, le signe en même temps (stratégie 1), elle reproduit le signe, mais n'imite pas mon modèle verbal. Je veille à ne pas forcer à répéter (stratégie 2), et j'explique à sa maman pourquoi il n'est pas utile de lui mettre la pression.

Pitchounette aime beaucoup l'activité, surtout parce qu'elle peut utiliser mes fameux jetons aimantés. :)


Des comptines

 

Les comptines me permettent de ralentir mon débit (stratégie 4). En les rythmant sur sa main, ou son dos, j'ajoute du kinesthésique (stratégie 5) ou je signe les chansons tout en les chantant (stratégie 1). 

Pitchounette aime beaucoup, elle imite beaucoup les signes, et se met à chantonner, mais elle imite peu verbalement.

 

 

J'avais déjà présenté ces comptines à la fin de cet article, à la fin duquel elles sont téléchargeables, n'hésitez pas ! :) 

Les gestes et massages de la Dynamique Naturelle de la Parole

 

 

Cette méthode, fondée par Madeleine Dunoyer de Segonzac, part du principe que la parole s'ancre dans le corps et que la sensorialité globale est à solliciter pour trouver les mouvements générateurs de la parole.

 

Cette activité s'inscrit dans la stratégie 5, et peut également servir dans notre deuxième objectif à long terme qui est de stabiliser la phonologie.

 

Pitchounette apprécie beaucoup, imite spontanément les gestes, et reproduit les syllabes.

Photo du site de l'association "la Joie de Parler"


Des histoires courtes et répétitives

Elles permettent de ralentir notre débit (stratégie 4) laisser des phrases en suspens et laisser la place à l'enfant de nous imiter au fur et à mesure des structures répétitives de l'histoire . Voici mes préférées : 

  • la collection des Zigotos de Benoît Charlat : cartonnés, de petit format, avec des phrases très courtes, je les adore !
  • la collection Bébé Loup chez "Petit Nathan" : c'est rigolo, répétitif et il y a des tissus à soulever. Presque un livre interactif ! 
  • La Chasse à l'Ours
  • De la taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, de Werner Holzwarth et Wolf Erlbruch

J'ai d'ailleurs longuement parlé des livres dans cet article de décembre 2020.

 

Pitchounette aime beaucoup les histoires, elle imite mes gestes, et au fur et à mesure des lectures, répète certains mots. Je lui propose de lui prêter des livres à la maison et sa maman et elle acceptent avec plaisir. :) 

Des jeux de loto

 

 

Je propose des jeux de loto très simples du type "mon premier loto",  afin de favoriser le tour de rôle, de ralentir mon débit et celui de la maman (stratégie 4) et proposer des modèles verbaux adaptés au niveau de langage de Pitchounette. Là encore, je ne force pas Pitchounette à parler (stratégie 2).


Et la maman ?

La maman de Pitchounette assiste aux séances et joue souvent avec nous. 

Je lui ai demandé au départ si elle avait une idée de comment on apprenait à parler et elle m'a dit qu'elle n'en avait aucune idée. Je lui ai donc dessiné le schéma du cycle d'apprentissage du langage de Laurence Kunz pour lui expliquer pourquoi nous cherchions que Pitchounette nous imite. Et 2-3 séances plus tard, elle m'a dit : ohhh vous savez, Pitchounette redit de temps en temps ce qu'elle entend. Je l'entends imiter sa grande soeur. Ahhh, quelle joie quand la maman détecte les progrès ! C'est pour cela que j'aime autant l'accompagnement ou le partenariat parental. Mais cela fera l'objet d'un prochain article. Chuuut  !

Mesurer les progrès

Pas facile de mesurer les progrès de Pitchounette. Pas très envie de lui faire un nouveau bilan, et puis, en plus, vu mon objectif qui est l'imitation, difficile de trouver une épreuve pour la mesurer. Bien sûr, il y a mes observations cliniques, et les constats de la maman, mais j'ai eu envie d'avoir des données "chiffrées". Je me suis servi du loto de Ploum comme "ligne de base".

 

La première fois que nous avons joué, Pitchounette était très attentive, et me montrait la carte quand elle piochait pour que je lui dise le mot. Lorsque sa maman ou moi jouions, elle écoutait, cherchait sur sa carte, mais ne cherchait pas à reproduire notre modèle.

 Au bout de 10 séances, au cours desquelles j'ai proposé les activités précédemment citées, ainsi que d'autres jeux de loto, nous avons rejoué au loto de Ploum. En 12 minutes de jeu, Pitchounette a répété spontanément 21 de mes productions ou celles de la maman. L'objectif, qui était que Pitchounette répète spontanément 10 mots au cours d'un jeu, semble atteint ! :)

 

Bien entendu, il y a beaucoup de critiques à émettre sur cette "mesure de progrès" : 

  • Le choix de 10 séances pour mesurer les progrès est complètement arbitraire. J'aurais pu mesurer plusieurs fois ou plus tôt. D'autant que ma "mesure" n'est pas très scientifique. Je me suis contentée de faire un trait sur une feuille quand Pitchounette répétait spontanément (pas de film et d'analyse, c'est trop chronophage, je dois bien l'avouer)
  • Impossible de savoir si cette augmentation du nombre d'imitations spontanées est développementale ou liée aux activités proposées, ou aux modifications du langage de la maman.
  • Impossible de savoir quelle activité a été la plus efficace.
  • Il existe bien sûr d'autres stratégies que celles proposées par Marie-Pier Gingras (5), mais je n'ai pas pris la peine de les chercher.

Malgré ce manque de rigueur scientifique, cette mesure a eu le mérite de me rassurer sur ce que je propose et également de rassurer la maman et de valoriser Pitchounette.

 

Si cela vous intéresse, je vous raconterai la suite de la rééducation de Pitchounette ! 

 Et vous, aviez-vous conscience de l'importance de l'imitation? Comment faites-vous pour qu'un enfant imite le langage? Auriez-vous choisi un autre objectif prioritaire pour Pitchounette?

 

N'hésitez pas à partager vos expériences en commentaires,

 

NB : Bien entendu, comme d'habitude, cet article n'a aucune valeur scientifique. Il s'agit simplement de mon cheminement pour accompagner l'une de mes patientes, qui, je l'espère, pourra vous donner des idées.

 

 

 

 

Références :

(1). Le Normand, M.-T. (2019). Les prérequis du langage, dans Kern, S. Le développement du langage chez  le jeune enfant, Editions de Boeck 

 

(2). Daviault, D. (2011). L'émergence et le développement du langage chez l'enfant. Chenelière Education 

 

(3). Kunz L. (2013) L'intervention orthophonique dans les troubles spécifiques du langage, in Devevey, A. et Kunz, L., Les troubles spécifiques du langage : pathologies ou variations? De Boeck 

 

(4). Martinez Perez, T., Dor, O., & Maillart, C. (2015). Préciser, argumenter et évaluer les objectifs thérapeutiques pour améliorer la prise en charge orthophonique. Rééducation Orthophonique, 261, 63–89.

https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/184602/1/Tr%c3%a9cy%20Martinez%20Pages%20de%20RO%20261%20Avril2015.pdf

 

(5). Gingras, M-P. (2014). Il ne veut pas imiter, on fait quoi ?! Article de blog: https://cuitdanslebec.wordpress.com/2014/12/09/il-ne-veut-pas-imiter-on-fait-quoi/

 

(6). DeThorne, Laura S., Louise Walder et Jamie Mahurin-Smith (2009) American Journal of Speech-Language Pathology, When « Simon Says Doesn’t Work : Alternatives to Imitation for Facilitating Early Speech Development, 18, p.133-145

 

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Commentaires: 6
  • #1

    hélène (jeudi, 15 avril 2021 22:25)

    Merci, c'est top. C'est tout à fait l'orthophonie que j'adore : une rencontre avec un patient, qui nous donne envie d'apprendre, de fouiller, avec humilité, simplicité et plaisir.

  • #2

    Élisabeth Mauger (vendredi, 16 avril 2021 10:37)

    Bonjour Claire et bravo pour cet article sur l imitation!!!! J ai vraiment envie de le partager avec toutes les logopedes qui font stage chez moi!!
    Depuis fort longtemps j explique aux parents que l on apprend par le jeu, et par la comparaison des différences puis ensuite des similitudes! Pour moi, imiter c’est aussi comparer... et j’ ai envie d ajouter que tout ce qui passe par le “kine” c est à dire par le toucher et le mouvement , est ce qui permet d intégrer puis restituer les imitations avant de passer de l agir au dire... C est pourquoi tout ce que tu décris dans ta démarche avec Pitchounette est totalement mon credo!! Et delà à dire que ce n est pas scientifique .. je dis : au contraire ce qui est fait en pleine “con-science “ est la base du scientifique !! Merci pour tout ce que tu as écrit!!

  • #3

    marie (vendredi, 16 avril 2021 11:40)

    Merci beaucoup pour cet article très intéressant et son exemple d'application concrète! Je veux bien connaître la suite de la prise en charge!

  • #4

    Claire (dimanche, 18 avril 2021 11:27)

    Merci à toutes les 3 pour vos commentaires ! Je vais continuer à travailler avec Pitchounette et je vous raconterai. :) A bientôt !

  • #5

    Elodie H (dimanche, 18 avril 2021 17:57)

    Je me joins aux collègues pour te remercier : encore un article passionnant, qui remet de la théorie sur des choses qu'on peut faire de manière intuitive, ce qui nous conforte dans nos décisions cliniques et nous aide à mieux expliquer notre positionnement aux parents. Je ne connaissais pas ces stratégies pour amener l'enfant à imiter, merci pour cette découverte. Et j'apprécie que tu déroules le fil de ta pensée dans un cas clinique. Je lirai également avec beaucoup d'intérêt ton prochain article sur le partenariat avec les familles !

  • #6

    Lor Dm (dimanche, 20 juin 2021 09:12)

    Bravo! J’attends avec impatience de lire la suite!